Aurélien Danchin, ancien banquier devenu coach de dirigeants

Augmenter ses prix en coaching : le déclic d’un ancien banquier

Augmenter ses prix en coaching, ce n’est pas un caprice de tarif. C’est souvent le seul mur qui sépare un expert compétent d’une activité qui vit vraiment. Aurélien Danchin le raconte sans filtre : ancien cadre bancaire devenu coach de dirigeants, il vendait ses accompagnements autour de 1 600 euros et tournait à 50 clients par an sans jamais casser son plafond. Puis il a changé une poignée de choses. Résultat : des prix multipliés par trois à quatre, et un peu plus de 20 000 euros de chiffre d’affaires sur son premier mois d’accompagnement chez nous. Voici ce que son histoire apprend à tous ceux qui hésitent encore.

Un ancien banquier qui accompagne les dirigeants

Le parcours d’Aurélien n’a rien de linéaire. Parents scientifiques, bac scientifique, puis classes préparatoires littéraires. Sport de haut niveau ensuite, le volleyball, du haut de son mètre 96. Il en retient une chose qu’il répète comme une boussole : au plus haut niveau, ce qui fait la différence, ce ne sont pas les pics de performance que tout le monde connaît, c’est la gestion des temps faibles.

Il enchaîne 15 à 16 ans dans la banque, très vite manager, jusqu’à 65 personnes en gestion. On le forme au management dans une grande école de commerce pour en faire un cadre de direction. Il retourne au siège d’une banque française, fait de la gestion de projet, et se rend compte que le cœur n’y est plus. Le coaching s’impose alors comme une évidence. Il accompagne aujourd’hui les cadres et les personnes en situation de responsabilité qui veulent s’accomplir, gagner du temps, de l’énergie et de l’argent. Il supervise aussi d’autres coachs. Bref, un homme qui connaît son métier depuis longtemps.

Le plafond de verre à 50 clients par an

Quand il s’installe dans la région toulousaine il y a quelques années, Aurélien repart quasiment de zéro. Et pendant deux ans, il atteint pile son objectif. Ni plus, ni moins.

Les deux premières années, j’avais atteint mon objectif : je compensais ce que je gagnais avant. 50 clients par an. Et je me suis dit, c’est quand même bizarre, j’essaie de développer et il y a comme un plafond de verre. Ce que j’arrive à générer, c’est exactement ce que je m’étais défini comme objectif au départ. — Aurélien (03:50)

Cette histoire, on l’a vécue nous aussi. Pendant des mois, on faisait nos charges plus 10 %. Systématiquement. On s’était entourés, accompagnés, et rien ne bougeait. C’était juste un plafond de verre qu’on s’imposait. Pour certains, c’est le seuil de l’auto-entreprise. Pour d’autres, c’est leur ancien salaire. Le déclic d’Aurélien ressemble beaucoup à celui qu’on retrouve dans le travail sur les barrières mentales autour de l’argent : une fois le verrou sauté, tout va très vite.

Il s’était longtemps refusé aux réseaux sociaux. Trop de temps investi pour des retours jugés insuffisants. Il avait donc tout misé sur le référencement naturel. Un soir, sur son canapé, il tombe sur un atelier d’une heure, le regarde en entier, réserve un call, et finit par se lancer. Avec une idée simple en tête : ajouter des cordes à son arc et dépasser ce fameux plafond.

De 1 600 à 6 000 euros : ce qui a changé

Le premier chantier, c’est le prix. Et le saut est net.

En moyenne, je vendais un coaching à un particulier peut-être 1 600 euros hors taxe. Aujourd’hui, j’annonce entre 5 000 et 6 000 euros selon le profil en face de moi. — Aurélien (07:10)

Trois à quatre fois ce qu’il affichait auparavant. Et des clients qui signent quand même. Sur son premier mois d’accompagnement, cinq personnes s’engagent avec lui à ces conditions, pour un peu plus de 20 000 euros hors taxe (avec quelques clients à l’international, donc hors TVA). Son meilleur mois aussi côté prospection, avec environ 25 prospects, portés par une présence LinkedIn qu’il alimentait depuis des années et un site bien positionné.

Soyons honnêtes sur la mécanique, parce que c’est là que beaucoup se racontent des histoires. Quelqu’un qui fait 20 000 euros son premier mois, c’est quelqu’un qui avait déjà construit une audience et une expertise. On ne passe pas de zéro à 20 000 en un mois quand on part réellement de rien. Aurélien, lui, avait tout : les compétences, les années de métier, une communauté patiemment constituée. Il lui manquait trois ajustements sur l’offre, le prix et la vente. Ce type de résultat est beaucoup plus fréquent qu’on le croit pour ceux qui ont déjà de l’avancement et qui ont juste besoin d’un déclic. C’est la même dynamique que dans cette reconversion d’infirmier à préparateur mental : un socle solide, plus quelques bascules.

Et si la question des réseaux vous freine encore comme elle freinait Aurélien, c’est exactement le sujet de créer une micro audience qui achète : pas besoin de millions d’abonnés, quelques personnes qualifiées suffisent.

Le prix fait partie de la transformation

C’est le cœur de son témoignage, et probablement la leçon la plus contre-intuitive. Avant, Aurélien laissait parfois ses clients choisir leur prix. Certains payaient 500 euros. Et il a remarqué un schéma : c’était systématiquement ces clients-là qui n’étaient pas à l’heure, qui manquaient des séances, qui ne faisaient pas le travail entre deux rendez-vous. L’engagement n’était pas verrouillé.

Le prix fait partie de la transformation. Si vous délivrez exactement le même coaching, la personne qui a payé 10 000 aura beaucoup plus de résultats que celle qui a payé 1 000. Parce que le prix, c’est l’engagement personnel. — Aurélien (14:40)

Le prix, c’est la valeur qu’on s’accorde, le challenge qu’on se met, le petit frisson au moment de payer qui dit « là, ça rigole plus ». Afficher un prix élevé n’est pas qu’une affaire de marge. C’est le meilleur moyen de vous sentir légitime, parce que la personne en face s’engage vraiment, obtient de vrais résultats, et vous renvoie l’image d’un professionnel compétent. Un cercle vertueux. Poser ce prix suppose une offre claire et assumée, ce qu’on détaille dans construire une offre best-seller.

La sur-formation, le vrai piège des experts

Aurélien supervise de jeunes coachs, et il voit toujours le même réflexe : investir dans une formation métier de plus, puis une autre, puis encore une, comme si la légitimité allait finir par tomber du ciel. Son conseil est net.

Il y a deux compétences dans ce métier. La première, le savoir-faire technique, le « P » du coaching. La seconde, tout aussi essentielle, développer son business : marketing, offre, prix, vente. Ce deuxième pilier, la plupart des experts le négligent. Résultat, une asymétrie absurde : des gens profondément compétents, avec 10, 15, 20 ans de métier, se font dépasser par des personnes bien moins douées mais qui, elles, ont compris quelques mécanismes de l’attention, du business et des réseaux. Ce n’est pas une fatalité. C’est une compétence qui s’apprend, exactement comme on apprend à trouver des clients par message.

La vraie leçon d’Aurélien tient en une phrase : investissez en vous, mais autrement qu’en accumulant des diplômes de votre propre métier. Le jour où il a appuyé sur le bouton pour nous rejoindre, il était en PLS malgré toutes les conditions réunies. Il l’a fait quand même. C’est souvent là que tout se joue. Bref 🙂

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FAQ

Qui est Aurélien Danchin ?

Un ancien cadre bancaire, longtemps manager, reconverti dans le coaching. Il accompagne les cadres et dirigeants et supervise d’autres coachs, depuis la région toulousaine.

Comment est-il passé de 1 600 à 6 000 euros par client ?

En travaillant ses croyances limitantes sur le prix et les réseaux sociaux, puis en affinant son offre et sa manière de vendre. Il annonce désormais entre 5 000 et 6 000 euros selon le profil, contre environ 1 600 euros auparavant.

Combien a-t-il fait son premier mois d’accompagnement ?

Un peu plus de 20 000 euros hors taxe, avec cinq clients signés, dont certains à l’international. C’était aussi son meilleur mois côté prospection.

Pourquoi augmenter ses prix aide-t-il vraiment le client ?

Parce que le prix fait partie de la transformation. Un client qui investit davantage s’engage davantage, fait le travail, et obtient de meilleurs résultats. Le prix, c’est l’engagement personnel.

Faut-il une énorme audience pour obtenir ces résultats ?

Non, mais il faut un socle. Aurélien avait construit sa présence LinkedIn depuis des années. Le déclic a surtout porté sur l’offre, le prix et la vente, pas sur le volume d’abonnés.

La sur-formation est-elle un piège pour les coachs ?

Souvent, oui. Accumuler des formations de son propre métier ne remplace jamais la compétence business (marketing, offre, prix, vente), qui est le second pilier d’une activité d’accompagnement qui tourne.