Investir dans un coaching business : mon retour après 250 000 €

Investir dans un coaching business, la première fois, ça pique. Le montant est indécent vu de l’extérieur, personne autour de vous ne comprend, et vous n’avez aucune garantie écrite au bout. J’ai mis plus de 250 000 € en accompagnements, mastermind, consultants et immersions ces dernières années. Certains m’ont rapporté un multiple stratosphérique. D’autres beaucoup moins. Voici le récit du premier chèque, ce qu’il a réellement changé, et surtout la grille que j’utilise aujourd’hui pour décider si un accompagnement vaut son prix. Parce que la vraie question n’a jamais été le prix. C’est le levier.

Le premier chèque : 100 % de mes économies

Avant, j’avais acheté des petites formations. Rien de sérieux. Le premier vrai accompagnement payant, c’était il y a quelques années, et je me souviens précisément du déclencheur.

Une personne que je connaissais bien personnellement postait les résultats de ses clients depuis des semaines. Sur le premier, je me suis dit : coup de chance. Le deuxième : ah tiens. Au bout du cinquième, du dixième, du quinzième, le doute n’était plus tenable. Elle avait compris quelque chose que je n’avais pas compris.

J’ai calé un appel. Dans ma tête, j’étais prêt à mettre 3 000 à 5 000 €. Cinq minutes de conversation plus tard, elle m’explique que la formation à laquelle je pensais ne me servirait à rien vu où j’en étais et où je voulais aller. Le bon produit pour moi était à 10 000 €.

« Ça me gratte un peu le fond de la gorge. C’était 100 % de mes économies. Je décide en moins de 24 heures, je paye en une fois, ça picote, je démarre l’accompagnement. »

— Jeremy Kohlmann (00:20)

Notez ce qui a déclenché la décision. Pas une page de vente, pas une promesse, pas une urgence artificielle. Un faisceau de preuves accumulé pendant des semaines sur des gens que je pouvais observer. C’est le seul signal qui mérite qu’on sorte la carte bleue.

Ce qu’un accompagnement change vraiment (et ce qu’il ne change pas)

Elle n’a jamais touché à ma compétence métier. J’ai un master en stratégie digitale, ce n’était pas le sujet. Ce qu’elle a retravaillé, c’est ma façon de communiquer, ce que je vendais, des axes de communication plus récents que je ne pratiquais pas. Et surtout mes blocages sur l’argent, mes fausses croyances, tout ce qui dans mon passé me freinait sans que je le voie.

« Elle me dit : il faut faire ça, ça, ça. Des choses que je savais mais que je ne faisais pas forcément. Et à chaque fois que j’arrive avec un « mais », elle regarde pourquoi et elle le dégomme. »

— Jeremy Kohlmann (00:20)

Trois mois d’accompagnement. Au bout du deuxième mois, 75 000 € de ventes sur une offre que je venais de lancer.

Et là je vais être honnête, parce que ce chiffre sorti seul de son contexte fabrique des illusions. Ce résultat n’est pas tombé du ciel. J’avais déjà une petite audience travaillée depuis un moment. J’avais un réseau qui reconnaissait mon talent sur un truc très précis : social media, social selling, storytelling. Et j’avais les compétences pour délivrer ce que je vendais. Il me manquait des déclics et un plan d’action à suivre. C’est tout, et c’est énorme.

C’est la nuance que la majorité des gens ratent. Un accompagnement ne fabrique pas un actif que vous n’avez pas. Il débloque celui que vous avez déjà. Si vous n’avez ni audience, ni réseau, ni compétence à vendre, aucun coach au monde ne vous sortira 75 000 € du chapeau. Le travail de fond, c’est de créer une micro audience qui achète avant de chercher l’accélérateur.

La bonne question n’est pas le prix, c’est le levier

Quand quelqu’un n’a jamais franchi ce pas, entendre « il a payé 10 000 € pour des conseils » sonne hors sol. Voici l’exemple que je donne à chaque fois.

« Imaginons que vous fassiez du tennis, vous faites les championnats de France et ça fait dix ans que vous êtes troisième. Vous tombez sur le coach qui a coaché les premiers des dix dernières années, et qui sait donc précisément pourquoi vous êtes troisième depuis dix ans. Qu’est-ce que ça a comme valeur pour vous ? »

— Jeremy Kohlmann (01:30)

J’avais trouvé, dans le business, quelqu’un qui avait l’habitude de prendre des gens exactement là où j’étais et de les amener exactement là où je voulais aller, avec un track record derrière. À ce moment-là, 10 000 € avaient beaucoup de valeur placés là, parce que je connaissais le retour sur investissement possible. Mais ça aurait pu être 1 000 ou 100 000.

Sortez du secteur deux minutes. Si vous dirigez une usine à 5 millions par an et que la personne en face a accompagné avec succès des usines à 50 millions, alors son intervention vaut 100 000 € minimum. Le montant n’a aucun sens dans l’absolu. Il n’a de sens que rapporté à ce que vous pouvez en faire.

La seule question qui compte : qu’est-ce que je vais obtenir, et est-ce que cette personne a des chances de me montrer comment y aller avec plus de succès et moins d’erreurs que ce que j’aurais fait seul ?

Plus l’entreprise grossit, plus il faut payer cher

Ça paraît contre-intuitif. C’est mécanique.

Plus vous avancez, plus ça vaut le coup de payer extrêmement cher des gens extrêmement pointus pour aller chercher le petit 1 % en plus. Sur une structure d’une certaine taille, ce 1 % représente peut-être un million de chiffre d’affaires supplémentaire chaque année. Payer 50 000 € quelqu’un qui vous montre ce 1 % au bon endroit, même si le million arrive sur trois ans, reste un bon deal.

Prenez l’inverse. Si vous êtes à zéro, payer 100 000 € de business coaching est impensable, même si le coach en face est brillantissime. Votre levier pour rentabiliser est de zéro. Vous n’avez rien sur quoi appliquer ce que vous apprenez. Payer extrêmement cher quand on débute n’a aucun sens.

C’est aussi pour ça que l’investissement s’est déplacé chez nous. Aujourd’hui, je cherche des consultants, des mastermind et des programmes pour ma vision de CEO, pour le pôle livraison, pour le pôle vente, pour le pôle média. Avec chaque directeur, on cherche comment aller plus loin.

« Si je me forme que moi, je suis un goulot d’étranglement pour la boîte. »

— Jeremy Kohlmann (04:47)

Je ne peux pas suivre dix accompagnements à la fois. J’ai en revanche la capacité d’en financer dix pour les équipes. C’est exactement la logique décrite dans l’article sur la zone de génie et dans celui sur la routine de CEO qui travaille cinq heures par jour : le dirigeant qui reste le seul cerveau formé de sa boîte plafonne sa boîte.

Les dérives : ce qu’il faut vérifier avant de signer

Le marché est plein de promesses. Autant le dire clairement : les plus connus ne sont pas forcément les meilleurs, les plus chers non plus. Ça ne veut pas dire que le pas cher est mieux. Ça veut dire que ça dépend, et que c’est plus compliqué qu’un prix affiché.

1. Votre contexte personnel passe avant tout

Si vous êtes dans une situation financière précaire et que vous êtes seul, la prise de risque est un choix qui vous regarde. Si vous avez une famille, ne faites pas n’importe quoi. Et si vous êtes à 50 € près, il vaut peut-être mieux aller chercher un travail que se lancer dans l’entrepreneuriat. Ce n’est pas un jugement, c’est de l’arithmétique.

2. La réputation se vérifie en vingt minutes

Regardez combien de personnes le programme a accompagné. Regardez son niveau de succès réel, sa réputation sur les réseaux. Faites quelques recherches sur Google, vous trouvez toujours quelque chose.

« Quelqu’un qui a zéro détracteur, c’est qu’il y a de la censure. Quelqu’un qui a 100 % de détracteurs, c’est qu’il y a de la diffamation. La réalité est souvent entre les deux. »

— Jeremy Kohlmann (07:37)

Le bon ratio, selon moi : environ 80 % de gens plutôt contents, 10 % qui détestent, 10 % qui adorent. Un profil trop lisse est un signal d’alerte, pas un gage de qualité.

3. Regardez comment on vous vend

Chez nous, vous ne pouvez pas acheter sur une page. Vous ne pouvez pas débarquer et décider d’acheter. Vous devez parler à quelqu’un qui analyse votre contexte et qui regarde s’il existe une offre adaptée dans l’écosystème. Si ce n’est pas le cas, on vous le dit. Un accompagnement à plusieurs milliers d’euros se justifie quand ça a du sens, pas parce qu’un compte à rebours clignote.

Quoi acheter à chaque palier

Les paliers de chiffre d’affaires me gonflent, ils schématisent grossièrement des réalités très différentes. Ils restent utiles pour une chose : comprendre que le besoin change complètement selon l’étape.

De 0 à 10 000 € par mois : oser

Le sujet, c’est de trouver un produit qui se vend et d’aller au marché. Parler à des gens. À ce stade, ce qu’il vous faut, c’est un écosystème qui vous soutient dans les phases les plus dures mentalement. Oser publier du contenu, oser prendre un appel, oser se montrer. Format adapté : un programme de coaching de groupe avec formation.

De 10 000 à 100 000 € par mois : les techniciens

Vous commencez à scaler, donc vous rencontrez des galères techniques. Il vous faut des gens qui maîtrisent les outils, les tunnels, la publicité, le copywriting. Format adapté : un mi-chemin entre la formation et le mastermind. C’est aussi l’étape où l’on empile le plus de fausses bonnes idées pour scaler.

Au-delà de 100 000 € par mois : vision et structure

Là, le sujet devient la vision, la planification stratégique et la structuration d’entreprise. Il faut s’entourer de gens qui comprennent ça et de pairs qui l’ont déjà fait. Format adapté : du mastermind avancé, plus des consultants pointus par sujet.

La séquence, si on la résume : d’abord un travail sur soi, ensuite les compétences techniques, ensuite le recrutement, la vision et la structuration. Ceux qui inversent l’ordre achètent une Ferrari sans savoir conduire.

Le seul actif qui ne se perd jamais

On m’a posé la question qui tue : si on te retire ta boîte, tes clients, ton équipe, ton audience, tout. Tu fais quoi ?

Reconstruire l’équivalent, ce qui a pris quatre ans, me prendrait environ un an. Peut-être six à douze mois, parce que je sais aujourd’hui des choses que je ne savais pas. Retrouver les bonnes personnes prend du temps, ce n’est pas magique.

Mais la vraie question est ailleurs.

« Si on me remet à zéro demain matin avec plus rien, en combien de temps je me refais un salaire confortable ? Une minute. Ce ne sera pas la grande vie, mais en une minute chrono, j’ai de nouveau un salaire. Et ça, c’est parce que j’ai autant investi sur moi. »

— Jeremy Kohlmann (12:30)

Sans l’audience, sans la marque, il reste la compétence. Aller frapper à la porte de n’importe qui avec « voici ce que je sais faire, voici ce que j’ai déjà fait », ça marche. C’est la définition d’un actif : quelque chose qu’on ne peut pas vous saisir. Un fonds de commerce se perd, une audience se perd, une plateforme peut fermer votre compte du jour au lendemain. Ce que vous avez appris, non.

Et je suis biaisé, autant le dire. J’aime ça par-dessus tout, je vends ça, je vis là-dedans. Je ne suis sûrement pas la bonne personne pour trouver des défauts à l’investissement sur soi. Il y en a probablement. En attendant, c’est ce qui m’a fait le plus progresser, et de loin.

Ce que je ferais à votre place

Trois questions avant de signer quoi que ce soit. Quel est mon levier réel aujourd’hui, autrement dit sur quoi vais-je appliquer ce que j’apprends ? Est-ce que la personne en face a déjà amené des gens partis de ma situation là où je veux aller ? Et est-ce que je peux vérifier ça ailleurs que sur sa propre page de vente ?

Si les trois réponses sont bonnes, le prix devient un détail de calcul. Si une seule cloche, attendez. On sous-estime terriblement, en Europe, la valeur de la connaissance et de l’entourage.

Chez Kohlmann Publishing, nous avons accompagné plus de 3 000 entrepreneurs, dont plus de 1 000 sur des programmes high ticket. Ce qu’on observe est constant : ceux qui progressent le plus vite ne sont pas ceux qui ont le plus de talent, ce sont ceux qui achètent le bon accompagnement au bon moment. Bref 🙂

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Questions fréquentes sur l’investissement en coaching business

Combien faut-il investir dans un coaching business quand on démarre ?

Beaucoup moins que ce que le marché essaie de vous vendre. Quand votre chiffre d’affaires est proche de zéro, votre levier pour rentabiliser est proche de zéro. Un programme de groupe avec formation suffit largement à cette étape. Les montants à cinq ou six chiffres n’ont de sens que quand la structure derrière permet de les rentabiliser.

Comment savoir si un accompagnement sera rentable ?

Posez-vous deux questions. Sur quoi vais-je appliquer ce que j’apprends dès la semaine prochaine ? Et la personne en face a-t-elle déjà amené des gens partis de ma situation exacte là où je veux aller ? Sans réponse claire aux deux, le retour sur investissement relève de l’espoir, pas du calcul.

Un coaching cher est-il forcément meilleur ?

Non. Les plus connus ne sont pas forcément les meilleurs, les plus chers non plus. Et le pas cher n’est pas meilleur pour autant. Le prix seul ne dit rien de la qualité : seul le couple contexte personnel et track record du programme est informatif.

Comment vérifier la réputation d’un programme d’accompagnement ?

Regardez combien de personnes ont été accompagnées, le niveau de résultats réels, la réputation sur les réseaux, et cherchez sur Google. Un programme sans aucun détracteur cache probablement de la censure, un programme à 100 % de détracteurs relève de la diffamation. Un ratio sain ressemble à 80 % de gens contents, 10 % qui détestent, 10 % qui adorent.

Quel type d’accompagnement choisir selon son chiffre d’affaires ?

De 0 à 10 000 € par mois : un programme de groupe avec formation, pour oser et trouver un produit qui se vend. De 10 000 à 100 000 € par mois : des techniciens sur les outils, les tunnels, la publicité et le copywriting. Au-delà : du mastermind avancé et des consultants pointus par sujet, sur la vision et la structuration.

Et si je ne rentabilise pas mon investissement en douze mois ?

Ça arrive, et ce n’est pas nécessairement un échec. Certains déclics prennent des années avant de produire leur effet, puis multiplient l’investissement initial. La compétence acquise, elle, ne vous quitte jamais. C’est la seule chose que personne ne peut vous retirer.

Faut-il aussi financer la formation de ses équipes ?

Dès que l’entreprise dépasse le dirigeant, oui. Un dirigeant qui se forme seul devient le goulot d’étranglement de sa propre boîte. Financer des coachs et des consultants pour chaque pôle permet de faire progresser dix chantiers en parallèle plutôt qu’un seul.

PS : cet article parle beaucoup de paliers avancés, mais le principe vaut surtout au début. Si vous êtes à quelques milliers d’euros par mois et que vous hésitez à vous faire accompagner pour la première fois, relisez la partie sur le levier. La question n’est pas « est-ce que j’ai les moyens », c’est « est-ce que j’ai quelque chose sur quoi appliquer ça dès lundi ». Si oui, foncez. Si non, construisez d’abord ce quelque chose.